Pendant ce temps-là, à l'Union des Malheureux Privilégiés...
Nicolas Sarkozy cite Blum et Jaurès et se réclame porteur des idées de la gauche historique.
Par exemple, on notera :
- précarisation de l'emploi : mise en place d'un contrat unique qui ressemble un jour sur deux au CNE, et qui l'autre de ces deux jours, ne ressemble à rien,
- baisse massive des impôts : mise en place d'un bouclier fiscal fixé à 50% des revenus, qui peut s'afficher pour protéger le petit propriétaire de l'Ile de Ré, mais qui n'est là que pour protéger les plus riches (et là on est bien au-dessus des 4000 euro net mensuel par tête de pipe), baisse dogmatique des charges patronales,
- dégradation du service public : non remplacement quasi systématique des départs à la retraite de fonctionnaires,
( Même si la fonction publique ne peut pas être gérée sans tenir compte des coûts et de l'efficacité, il n'est pas concevable d'avoir pour seule motivation des réformes l'économie à tout prix)
- vision méprisante des exclus : pour combler les inégalités réelles, il propose la discrimination positive d'affichage, alors qu'il y a besoin d'égalité et de respect,
- non respect de la loi concernant le logement social : Neuilly sur Seine est bien loin de respecter les pourcentages de logements sociaux imposés par la loi SRU, il peut ensuite faire l'éloge la lutte de l'Abbé Pierre...
Avec Nicolas Sarkozy, on est plutôt face à une droite hystérique qu'à la gauche historique.
Avec Nicolas Sarkozy, tout devient possible, même le pire, surtout le pire. .