Dans L'impasse, un livre avec encore moins de pages qu'un Nothomb..., Lionel J. raconte en long en large et en travers pourquoi le choix de Ségolène Royal était le mauvais choix : trop nulle, trop pas préparée, trop médiatique, trop pas assez socialiste, trop critique vis-à-vis de son excellent travail (mais si vous savez, celui qui a été plébiscité en avril 2002... ou pas), etc.
On pourra regretter qu'il ne se soit pas fendu d'un tel travail pour sa propre campagne calamiteuse de 2002 (les membres du MJS ont eu le droit à qq sanglots il y a un an, c'était déjà beaucoup pour lui ; Lionel, lui, il a de la dignité, il abandonne ses électeurs en pleine déroute mais il ne fend pas l'armure, quel homme...). Je pense que l'air iodé de l'Ile de Ré et l'âge (et oui, il a quand même l'âge qu'avait Chirac lorsque Jospin déclarait qu'il était vieilli, usé, fatigué...) ont fini de l'aigrir.
S'il avait voulu être candidat pour faire gagner le PS, il n'aurait pas dû avantager le PC au détriment des Verts, faire une campagne de 2002 sur le thème de la sécurité, se reposer sur son bilan (j'ai un bon bilan, je vais gagner...) et "se retirer de la vie politique" (était-ce une décision irrévocable ???).
Le vieil hibou aigri a parlé. Plutôt que de faire l'apologie de Delanoë, qu'il soutient manifestement, il préfère flinguer Royal. C'est sûr, c'est une démarche positive...
Ce qui est rassurant, c'est que même si le leader minimo gagne en 2012, Lionel J. dit l'exilé de l'Ile de Ré, nous pondra un livre en 2012 pour dire que Delanoë n'était pas le bon choix pour 2012 : ça nous permettra d'égayer nos longues soirées d'hiver dans cette France d'après toute pourrie...
17/09/07 - 17:48
Est-ce que ses porteurs l'ont suivi dans son île au cas ou il y aurait une marée noire?
camulos